La jeune garde de la boulangerie à la conquête de l’excellence

Depuis le 29 septembre et jusqu’au 2 octobre 2026, Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) accueille la 41ème finale du concours “Un des Meilleurs Apprentis de France“ en boulangerie. Entre rigueur technique, transmission intergénérationnelle et ode au vivant, immersion dans une compétition d’exception. Coorganisée par la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF) et la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France, cette compétition incarne le point d’orgue d’un parcours exigeant où passion, précision et créativité se rencontrent.

Une quête d’excellence ancrée dans les territoires

Pendant quatre jours, les laboratoires du CMA Formation Rivesaltes vibreront sous les gestes mesurés et l’intense concentration de 26 jeunes finalistes venus de toutes les régions de France. Âgés de moins de 21 ans, issus de la formation initiale ou de l’apprentissage, ces candidats ont franchi avec succès les sélections départementales et régionales pour se disputer le titre envié de MAF. Comme le rappelle Dominique Anract, président de la CNBPF, le choix d’implanter cette finale en Occitanie souligne la vitalité de la profession sur tout le territoire national : « La boulangerie existe dans les grandes villes, mais aussi dans les villages, les territoires, les régions. Aller à Perpignan-Rivesaltes, c’est montrer la vitalité de notre profession partout en France et associer les acteurs locaux à un événement national fort. »

La nature comme terrain d’expression

Pour cette 41ème édition, les compétiteurs devront exprimer leur talent à travers un thème universel et profondément ancré dans la tradition boulangère : “la nature. Après les défis consacrés aux Jeux Olympiques en 2024 et aux monuments en 2025, cette édition invite la jeune génération à puiser son inspiration dans le vivant. Du blé cultivé dans nos campagnes à la symbiose de l’eau, de l’air, du levain et du feu, le pain est le produit naturel par excellence. L’épreuve reine de la compétition —la pièce de décor confectionnée en pâte à Pain Party— imposera aux candidats une véritable prouesse artistique et technique. Ils devront réaliser une sculpture monumentale (sur une plaque maximale de 40×60 cm) enrichie d’une écriture au cornet, illustrant le cycle des saisons, la richesse des feuillages ou la poésie des paysages ruraux. Catherine Roland, présidente de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France[cite: 1], insiste sur la portée structurante du concours : « Le concours MAF donne aux jeunes le goût de la rigueur, du challenge et de l’engagement. Il peut déclencher une passion et leur donner envie d’aller plus loin. » Un constat partagé par Joël Defives, MOF Boulanger 2004 et concepteur des sujets de l’épreuve depuis six ans « On ne vient pas au monde Meilleur Ouvrier de France. On le devient en travaillant. Le niveau des jeunes aujourd’hui est impressionnant : ils ont plus de choses à apprendre et à maîtriser que nous à l’époque. Notre rôle est de leur transmettre ce que nous avons appris et de les aider à avancer. » Avant la finale nationale, les candidats passent par plusieurs niveaux de sélection. D’abord l’échelon départemental, où des médailles d’Or, d’Argent et de Bronze peuvent être attribuées. Puis l’étape régionale, plus sélective. Enfin, seules les médailles d’Or régionales accèdent à la finale nationale, là où se joue le titre de Meilleur Apprenti de France.